Au Mexique, puis en Argentine, les juges ont décidé de ne plus pénaliser les faibles quantités de cette drogue destinées à la consommation personnelle. La tendance s'étend à d'autres pays latino-américains. Le but: se consacrer aux "gros poissons".
En Argentine, la Cour suprême revendique ainsi le concept d'autonomie individuelle: ne pas pénaliser des conduites privées si elles ne nuisent pas aux autres. Jusqu'alors, la possession de petites quantités de n'importe quelle drogue était pénalisée avec un maximum de deux ans de prison. Cette nouvelle décision vient changer un critère établi depuis 20 ans en Argentine, selon lequel les consommateurs sont considérés comme le premier maillon d'une chaîne qui conduit tout droit au dealer. Dans ce contexte, la Cour a aussi exhorté l'Etat à réformer les politiques contre le trafic de drogues.
Le Brésil et l'Uruguay n'envisagent plus la prison pour les personnes arrêtées en possession de faibles quantités de drogues. Néanmoins, la possession de drogues est encore considérée comme un crime au Brésil.
En Equateur, le président a amnistié l'année dernière 1500 transporteurs de drogue qui avaient été condamnées.
Le Mexique a promulgué une loi anti-drogues qui dépénalise la possession de 5g de marijuana. Pour la justice mexicaine, c'est une façon d'inciter les toxicomanes dépendants à accéder aux soins qui seraient financés par le gouvernement.
Cette décision suscite l'inquiétude, aux Etats-Unis... "Les milliers d'étudiants américains qui partent chaque année au Mexique pour le "spring break" choisiront maintenant cette destination pour obtenir des drogues ».
Source : L'express.fr- Nathalie Kantt et communiqué ASUD (Visuel INPES)
Lire aussi : CANNABIS : 4% des adultes consommateurs dont 9% dépendants -

Commentaires